Ce glossaire rassemble les définitions des principaux termes de la gestion de l'eau, de l'assainissement, de la qualité et de la réglementation en France. Chaque entrée renvoie, lorsqu'il existe, vers l'article qui développe le sujet.

SDAGE

Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux

Document de planification qui fixe, à l'échelle de chacun des grands bassins hydrographiques, les orientations et les objectifs de qualité et de quantité des eaux pour six ans. Élaboré par le comité de bassin, il s'impose aux décisions publiques dans le domaine de l'eau.

SAGE

Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux

Déclinaison locale du SDAGE à l'échelle d'un sous-bassin ou d'un groupement de bassins versants. Élaboré par une commission locale de l'eau, il définit des règles d'usage et de partage de la ressource adaptées au territoire.

GEMAPI

Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations

Compétence obligatoire confiée aux communes et à leurs intercommunalités depuis 2018. Elle couvre l'entretien des cours d'eau, la restauration des milieux aquatiques et la défense contre les inondations, et peut être financée par une taxe dédiée.

DCE

Directive Cadre sur l'Eau

Directive européenne de 2000 qui structure la politique de l'eau dans l'Union et fixe l'objectif d'atteindre le bon état écologique et chimique des masses d'eau. Elle impose une gestion par district hydrographique et un suivi régulier de l'état des eaux.

LEMA

Loi sur l'Eau et les Milieux Aquatiques

Loi française du 30 décembre 2006 qui transpose largement la directive cadre sur l'eau et modernise la politique de l'eau autour de la gestion par bassin. Elle renforce le rôle des agences de l'eau et le principe pollueur-payeur.

Objectif central de la directive cadre sur l'eau qui qualifie le bon fonctionnement d'un milieu aquatique. Il combine des paramètres biologiques (faune, flore), physico-chimiques et hydromorphologiques, distincts du bon état chimique mesuré sur les polluants.

Territoire qui collecte l'ensemble des eaux de pluie s'écoulant vers un même cours d'eau, lac ou mer. Délimité par les lignes de crête, il sert d'unité géographique de référence à la gestion de l'eau en France.

Établissement public de l'État présent dans chacun des six grands bassins métropolitains. L'agence perçoit des redevances sur les usages de l'eau et finance des projets de protection de la ressource, d'assainissement et de restauration des milieux.

Recette perçue par les agences de l'eau auprès des usagers (prélèvements, pollutions) selon le principe pollueur-payeur. Son produit est redistribué sous forme d'aides aux collectivités, agriculteurs et industriels pour préserver la ressource.

Unité de mesure de la charge polluante d'un effluent, correspondant à la pollution organique journalière produite en moyenne par une personne. Elle sert à dimensionner les stations d'épuration et à comparer leurs capacités.

Réserve d'eau souterraine contenue dans les pores ou fissures d'une formation géologique, alimentée par l'infiltration des pluies. Les nappes fournissent une part majeure de l'eau potable en France et leur niveau est suivi pour anticiper la sécheresse.

Période de l'année où le débit d'un cours d'eau est au plus bas, généralement en fin d'été. C'est durant l'étiage que la tension sur la ressource est la plus forte, justifiant souvent des mesures de restriction des usages de l'eau.

REUT

Réutilisation des Eaux Usées Traitées

Valorisation des eaux épurées en sortie de station d'épuration pour des usages comme l'irrigation, l'arrosage ou le nettoyage urbain, plutôt qu'un rejet direct au milieu. Encadrée par la réglementation, elle vise à économiser la ressource en eau.

Enrichissement excessif d'un milieu aquatique en nutriments, surtout azote et phosphore, qui provoque une prolifération d'algues, une chute de l'oxygène et une dégradation de la vie aquatique. Elle dégrade le bon état écologique des masses d'eau.

Deux régimes d'autorisation environnementale : les installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) visent les activités industrielles ou agricoles, les installations, ouvrages, travaux et activités (IOTA) ceux ayant un impact sur l'eau. Ils encadrent prélèvements et rejets.

OFB

Office Français de la Biodiversité

Établissement public créé en 2020 qui réunit l'expertise sur l'eau et la biodiversité, exerce la police de l'environnement et appuie les politiques publiques. Il intervient notamment dans le suivi et la protection des milieux aquatiques.

Débit minimal qu'un ouvrage installé sur un cours d'eau (barrage, prise d'eau) doit laisser s'écouler en permanence à l'aval, pour préserver la vie aquatique. Sa valeur est fixée par la réglementation en proportion du débit moyen du cours d'eau.